


Entre le pire et la lumière,
Je me prépare à entendre le pire,
Non par pessimisme,
Mais parce que mon cœur sait déjà
Que certaines vérités peuvent faire chavirer.
Reconnaître sa peur car elle est légitime,
Ne pas la laisser décider seule à ta place,
Et surtout te rappeler que quoi qu’il arrive, tu ne seras pas sans ressources.
Je m’arme de silence, je range mes attentes sur le côté,
Se préparer au pire sans s’y enfermer
Espérer le meilleur sans se mentir,
Se préparer au pire parce que ça demande de regarder sa peur en face,
Ça peut donner l’impression de renoncer à l’espoir,
et parfois, on se fait souffrir avant même que quelque chose arrive.
L'hésitation intérieure entre se protéger et espérer.
Anticiper la douleur, garder une ouverture,
comme on plie une lettre qu’on n’ose pas encore ouvrir.
Au fond de l’âme, la peur veille, calme, fidèle, humaine.
Et pourtant…
Je laisse une fenêtre entrouverte.
Juste assez pour que le possible respire.
Juste assez pour que le bon,même fragile, ose entrer.
Car se préparer au pire n’est pas renoncer à l’espoir.
C’est dire, j’ai peur, mais je suis là.
Et voir le bon côté n’est pas se mentir.
C’est refuser de devenir pierre avant même d’être blessé.
Je marche donc sur ce fil tendu entre appréhension et confiance,
Entre protection et ouverture.
Et s’il doit y avoir une chute, je tomberai en sachant
que j’ai eu le courage de ne pas fermer les yeux.
J’ai peur, oui, mais je n’abandonne pas l’espace où quelque chose de juste peut encore naître.
Je referme la peur non par déni, mais parce que je choisis d’avancer malgré elle.
La peur peut parler fort, mais ce n’est pas elle qui décide de la suite car je n’abandonne pas l’espace où quelque chose de juste peut encore naître.